Expo – Récits de la Canopée

actus, Jean-Louis

EXPO JLC

Jean-Louis Couturier

« Lézard lubrique »

Quelle que soit l’heure ou la saison, je pars explorer les cavernes végétales de la forêt, équipé d’un carnet à dessin à feuilles noires, de pastels et crayons à dessin blancs.
J’emmène, l’équivalent en noir, prêt à dessiner noir sur noir. Je divague dans les carrés forestiers simplement à l’écoute de mes sensations visuelles, auditives et olfactives.
Le contraste soudain, entre les vibrations de la lumière et l’obscurité de la canopée, me révèle le motif qui s’impose à mon regard. Ce sont des fantasmagories, des chimères que le vent ou la broussaille dissimulent avec ironie. Je ne doute plus alors de ce que je vois.
La perception d’un instant précis guide mon geste et mon regard. L’alentour n’existe plus. S’opère en moi une double lecture simultanée, l’une prosaïque –la nature dans son aspect le plus nu, le plus brut–, l’autre fantasmatique. La lumière, à travers la canopée, me suggère aussitôt des titres, des récits : « La Becquée de Grand-mère, Lézard lubrique, Le Boa amoureux, le Chat du Cheshire… »
Au second plan, je trace quelques éléments naturels environnant le motif dans sa profondeur. J’entame alors une “ conversation ” avec le sujet que je dessine. Il n’hésite pas à me répondre…
Divaguer en forêt ne permet pas une image pérenne ; au retour, la lumière s’estompe, les chimères disparaissent dans le déclin du jour. Reste mon dessin, seule trace tangible de mon passage.
Je quitte la “ grotte ” de la forêt. Mes dessins se veulent des “ gravures ” lumineuses émergeant des labyrinthes végétaux.
C’est la lecture des ouvrages de Jean Clottes, le préhistorien, qui paradoxalement m’a incité à découvrir les “ grottes ” de la forêt. C’est lui qui, dans l’un de ses ouvrages, fait le parallèle entre grotte préhistorique et grotte de la forêt quand dans ses frondaisons, particulièrement dense, la lumière passe très peu.
Son observation des parois des grottes préhistoriques lui a fait comprendre que nos ancêtres de la préhistoire se servaient, déjà, des irrégularités des parois pour dessiner. Ses irrégularités leurs permettaient d’accrocher opportunément leurs dessins sur la paroi.

Ghislaine Lejard, après avoir beaucoup écouté mes récits de divagations en forêt,
accompagne mon exposition d’un poème
«
Avoir l’oreille aussi éveillée que les yeux », pour l’écouter, scannez le QR code ci-joint.

L’expo commence le 19 janvier, jusqu’au 14 février.
Pour découvrir les 20 dessins exposés, rendez-vous à
La Maison MLB
42 route des Gardes à Meudon
Prendre le train à Montparnasse, ligne N, descendre en tête de train à la gare de Bellevue.

3e exposition virtuelle du Groupe E-motifs

actus

Lille, Mars 2024

Rendez-vous à Lille nous partons à la découverte de cette chaleureuse ville du Nord pour nous plonger dans La Piscine, le Palais des Beaux-Arts, le LAM et aussi la Villa Cavrois.
Située à Croix près de Lille, la Villa Cavrois surprend par sa modernité étonnante quoique imaginée et conçue au début des Années 30. Nous commençons par en faire le tour par l’extérieur, celle-ci conçue par l’architecte franco-belge Robert Mallet-Stevens pour le bénéfice d’un industriel roubaisien Paul Cavrois. Inaugurée en 1932, elle surprend encore aujourd’hui par ses lignes horizontales et sa couleur beige clair dans un écrin de verdure sobre, lui aussi très construit. L’intérieur n’envie rien à l’extérieur tant par la décoration sobre et tirée au cordeau, par les statuettes animalières des frères Jean et Joël Martel que nous découvrons au fur et à mesure de notre déambulation.
Le lendemain, nous poursuivons notre exploration à La Piscine, à Roubaix, non pour y plonger dans une eau fraîche, bien plutôt partir à la découverte d’un lieu muséal hors du commun. La Piscine garde son couloir de nage autour duquel, statues, peintures et dessins se posent et s’accrochent en une sorte de tourbillon esthétique auquel ce couloir ne pouvait s’attendre lors de son inauguration en 1932. L’origine de ce musée en 1835 se voulait industriel. Il évolue progressivement vers un musée des beaux-arts. Abandonné lors de la Seconde Guerre mondiale, il renaîtra à partir des années soixante. Découverte du Monument à Debussy par les frères Martel.
Poursuite de nos découvertes vers le LAM, au milieu d’un écrin de verdure, une construction en briques brutes surprenantes voulue par deux collectionneurs Roger Dutilleul et Jean Masurel, dédié aux œuvres d’art moderne, accompagnés par des œuvres venues d’Afrique, nous y avons découvert des œuvres de Mirò, Modigliani, Picasso et aussi Boltanski, Errò, Messager, Buren, Soulages et bien d’autres encore. La encore la fraîcheur des peintures, statues et objets exposés permettent une déambulation tranquille où chaque œuvre respire en harmonie.
Le soir, promenade tranquille dans le Lille by night pour découvrir le beffroi illuminé avec délicatesse.
Le lendemain, nous partons explorer le Palais des Beaux-Arts, une autre ambiance où de belles surprises nous attendent. Son exploration a quelque chose d’un labyrinthe de haut en bas, tout autant que les œuvres exposées, classiques, Les Vieilles de Goya ou L’après-dîner de Courbet, et aussi un Narcisse mélancolique d’Ernest-Eugène Hiolle.
Quatre jours de déambulations intenses et aussi de dessins, aquarelles et pastels pour plonger, en quelque sorte, avec délices dans les méandres de ces quatre lieux, une plongée en eau profonde au milieu des chefs-d’œuvres exposés.

Visite de la Villa Cavrois à Croix, construite par Robert Mallet-Stevens à partir de 1929

Dans l’ordre, les œuvres de Sylvain, le diaporama de JLC et les dessins de Gabriel B.

Nous serions ravis de lire vos commentaires …..

2e exposition virtuelle : la douceur tourangelle

actus

 
JLC présente notre 2e exposition

Sur le Motif , en ce doux mois de juin c’est une promenade en bord de Loire, près d’Amboise et ses environs. Il s’agit de capter cette douceur tourangelle. Rien dans ces paysages ne suggère violence, contraste, cavernes. Et pourtant.
A regarder de près et y prêter attention, çà et là, au bord du fleuve et même sur les hauteurs, les paysages, les bâtisses prennent des aspects aux profondeurs sombres, des violences colorées, des sols en mouvements.
C’est ce que suggère mon regard, alors mes bâtons de pastel s’échappent ainsi vers des horizons autres qu’une simple vue environnante voudrait voir. Les bords de Loire, à l’apparente immobilité de la végétation et du fleuve, sont alors secouée de violents tourbillons de vent et de remous scélérats.
Et même, des édifices inopinés tremblent sur leurs fondations, ainsi la Pagode de Chanteloup, grêle balise penchée d’un merci collectif. Sa fragile immobilité, alors, redonne, dans un ciel limpide, du sens à la paisible Touraine.

Gabriel B. partage ses ressentis …

Travailler sur le motif a quelque chose d’inspirant… La Nature nous renvoie une envie de la sublimer, de lui rendre hommage par un regard, une interprétation.

La difficulté pour moi repose sur le fait que je ne peux, malheureusement, m’y rendre que rarement au cours de l’année. Concilier vie professionnelle et activité de loisirs n’est pas toujours chose aisée.

Je ressens souvent de la frustration de ne pouvoir dessiner autant que je le souhaiterais. Laisser de longues périodes d’inactivité entre des sessions de dessin, modèle vivant ou paysage, ne facilite pas la progression : le dessin est comme un sport. Il demande de l’entraînement.

Alors un séjour d’une semaine est une bénédiction. L’entraînement reprend, les encouragements des amis artistes donnent du baume au cœur : les premiers dessins sont laborieux mais rapidement la satisfaction pointe à nouveau le bout de son nez…. Après quelques jours de reprise intense, la joie remplace la frustration et la fin de la semaine rime avec plaisir…

Sylvain nous parle de sa technique picturale…

Quand je suis sur le motif, je travaille essentiellement à l’aquarelle sur chevalet inclinable (incliné le plus souvent à 45°, mais c’est variable) ; J’ai mis au point une installation qui me permet d’être parfaitement à l’aise pour travailler environ deux heures. J’utilise du papier aquarelle pur coton, pressé à froid, de 300g/m2. Mon format de prédilection est le format A3.

Plusieurs étapes sont nécessaires pour réaliser une aquarelle :

1°/ La composition, c’est une étape fondamentale qui conditionne la suite du travail. Comme pour la photo (que je pratique volontiers) je me base sur quelques principes :

A- Le cadre, j’utilise volontiers un petit morceau de carton au centre duquel j’ai découpé un rectangle ; et je balade ce carton devant mes yeux comme pour le viseur d’un 24×36.

B- Le point focal, c’est l’endroit du cadre ou je vais mettre en exergue ce que je veux valoriser, sujet ou partie remarquable du paysage, j’utilise volontiers la technique du quadrillage (deux lignes horizontales et deux lignes verticales), très utilisée dans les compositions photographiques.

C- Je trace la ligne d’horizon, privilégiant la règle du 2/3, 1/3.

D- Je recherche également de belles diagonales, qui vont diriger le regard

E- Je réalise ensuite une esquisse au crayon HB que j’estompe presque complètement, elle me sert à marquer l’horizon, les volumes, le point focal.

2°/ La peinture

J’aime bien la marque russe « Yarka », sinon les tubes de chez Sennelier avec une palette à godets vides. Pour les pinceaux, des petits gris et des pinceaux fins chinois à calligraphie.

Pour les teintes j’utilise les teintes froides pour les arrière-plans (surtout les bleus), les terres pour les plans moyens et les teintes chaudes pour les premiers plans.

3°/ La technique

Je privilégie la technique humide sur humide.

A- Première étape les valeurs, je ne me soucie pas des détails au contraire je floute au maximum, j’estompe et m’aide parfois d’un petit pulvérisateur à parfums pour humidifier certaines zones. A cette étape je soigne particulièrement le ciel car on ne peut plus le corriger !

B- Deuxième étape, les détails, en général au pinceau fin, pour cela j’attends, car là je travaille sur le sec !

Plus les plans sont proches, plus les détails apparaissent et sont nets.

C- Je termine mon aquarelle avec les derniers détails, j’utilise le blanc pris avec un pinceau fin directement dans le tube, de l’encre de chine noire, parfois de la gouache, là également directement au tube, voir même de l’acrylique.

Profitez bien de cette exposition et de la partager….

Cote d’Albâtre – les falaises entre ciel et mer

actus, Gabriel, Jean-Louis, Sylvain

Nous avons le plaisir de vous présenter la première exposition virtuelle du groupe E-Motifs

Trois voyageurs « sur le motif », c’est ainsi que nous nous sommes retrouvés au pied de l’abbaye de Jumièges en Normandie. Retrouvailles annuelles, qui avec ses pinceaux d’aquarelle, qui avec ses mines de plomb et sanguine, qui avec ses pastels et crayons de couleur.

Jumièges, abbaye en ruine, elle en impose malgré les démolitions d’après la Révolution. Le parc est immense, nous nous égaillons entre murs de pierre et bosquets. A l’écoute des murmures d’ogives romanes et gothiques, ils passent entre les bruissements des feuilles, chacun y va de son regard et de son interprétation, que les mains transcrivent sur le papier, couleur d’eau, trait de plomb ou grain de pastel. Nous ne copions pas la nature. Nous l’interprétons, musiciens en silence sauf à écouter le phrasé du pinceau, le glissé du crayon ou le vibrato du pastel…

  • abbaye de Jumièges - Boucles de la Seine
  • Cèdre centenaire à l'abbaye de Jumièges

Le lendemain, nous filons vers Fécamp, cap Fagnet. Matinée venteuse en surplomb du port, le ciel est bouché par de furieux nuages, gris et noirs, qu’alternent des trouées de soleil, il fait frais.

La côte en contrebas est instable, parfois des découpes de craies précises, à d’autres moments noyée dans une pénombre indistincte. Le réel n’est pas un modèle à recopier : être sur le motif est une source d’inspiration. Il nous évoque des émotions que nous essayons de retranscrire sur le papier, à l’aquarelle, aux pastels ou au crayon. Il ne s’agit pas de reproduire le paysage, les falaises, les effets de lumière sur l’eau ; mais plutôt de poser des mots sur l’évocation de nos sens face à ce paysage : toute la difficulté repose sur la pureté de ces émotions et sur notre capacité à les transmettre par le biais de notre médium de prédilection.

Le temps se calme, direction les galets de la plage où nous pique-niquons sur le pouce. Reprise sur le motif sous les regards curieux des mouettes et des badauds. Elles piaillent en cris assourdissants. La lumière est changeante les hachures de craies verticales se déplacent au gré des nuages passant d’un blanc éclatant à de profondes coulures jaunes et ocres interrompues par des saignées de silex parallèles au rivage qu’inlassables les vagues fracassent, nous signifiant, recommence.

  • Fécamp - Cap Fagnet
  • Grandes Dalles - Cote d'Albatre
  • Grandes Dalles - Cote d'Albatre

En ce deuxième matin, l’horizon est bouché, il pleut par intermittence, armés de parapluie et poncho, nous partons sans attendre, notre étape la plus lointaine Étretat et Yport. Arsène Lupin (et son mentor Maurice Leblanc), ainsi que Maupassant n’ont qu’à bien se tenir, nous voilà !

Vain avertissement, il pleut en bourrasques drues. Heureusement, le temps se lève, retour sur les galets, au loin vers l’amont une porte en forme de mammouth bossu et robuste, en aval l’autre éléphant plus allègre et léger trempe sa trompe protectrice au dessus du trésor de l’Aiguille creuse. Quel trésor peuvent cacher des paréidolies ?

La Normandie changeante nous a pris au piège des variations si rapides de celle-ci qui transforme si radicalement la perception des paysages.

Sur la route de retour, nous passons de valleuses en valleuses sinueuses sous les ombrages de pins et de chênes-vert. Yport, une anse étroite et plus intime, sur les galets quelques bateaux de pêche côtière. Lumière stable de fin du jour, au blanc de craie s’ajoute les jaunes-orangés des coulures de granit. Le ciel se révèle de plus en plus vert. La côte se dessine crue de prime abord et s’estompe au plus lointain dans un turquoise sombre où se confondent terre et eau.

  • Etretat -porte d'Amont
  • Etretat -porte d'Aval
  • Yport -Cote d'Albatre
  • Etretat, double vue

Au dessus du port de Saint-Valéry-en-Caux, dans une petite enclave équipée d’un banc de pierre nous prenons possession des lieux. Reprise de nos crayons, pinceaux et pastel, chacun s’affaire à saisir la blancheur des falaises, soulignée et selon le gré des nuages, par des alternances d’eau vert-lumière, tandis que d’autres sont d’un bleu acier opaque qu’enrichissent des irisations de l’eau. Le ciel s’en mêle habillé d’orange et de vert. C’est un chatoiement de couleurs papillonnantes.

  • Saint Valéry en Caux
  • Saint Valéry en Caux

Le dernier jour, nous finissons notre séjour à Château-Gaillard. Arrivés à pied d’œuvre nous cherchons un territoire d’expression. En bordure d’une blanche falaise, là aussi, nous trouvons à l’écart, au lieu dit le Thuit, un pré où cachés par l’ombre des arbustes, des chevreuils broutent tranquilles et bienveillants. Nos seules armes, des crayons et des papiers. Nous ne chassons que la lumière, héritiers que nous sommes des Impressionnistes.

Ce séjour sur la Côte d’Albâtre a été un moment de véritable connexion avec la Nature, la Mer et ses falaises : d’Etretat à Saint Valéry-en-Caux, nous avons parcouru les valleuses et les plages. Voici le résultat en images de ces pérégrinations… N’hésitez à nous déposer vos commentaires ou encouragements voire questions dans les commentaires ci-dessous

L’Invitation au Voyage – Charles Baudelaire

actus, Sylvain

Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,

Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Exposition des dernières œuvres de Sylvain

actus, Sylvain

Avec le soutien de la municipalité et de l’Université Libre de Saint Germain en Laye, l’Atelier Yves DENIS présente mes œuvres du 28 novembre au 8 décembre

Mes tableaux exposés

Espace Paul et André VERA, 2 rue Henri IV à Saint Germain en Laye (78)

Entrée libre de 14h30 à 18h30 tous les jours

10h30 – 12h30 et 14h30 à 18h30 les week-ends

Exposition JAPON

actus, Gabriel

Pour la suite et la fin de l’automne, j’ajouterai quelques touches douces et colorées à l’exposition JAPON, proposée par les fameux Anges du Boulevard au sympathique Troisième Café, 16 rue de Beauce dans le 3ème arrondissement de Paris (métro 3 ou 11, station Arts et Métiers)

affiche expo Japon 2019

Du 8 novembre au 21 décembre 2019.

Harald Szeemann, Exposition à Los Angeles

actus, Jean-Louis

Harald Szeemann fut l’organisateur et le Commissaire de l’exposition Les Machines Célibataires en 1975 aux Musées des Arts décoratifs à Paris et les années suivantes dans d’autres villes européennes dont Venise et Malmö.
Il était aussi le Directeur de la Kunsthalle de Berne. Il fut le premier à permettre à Kristo d’emballer un monument, c’était la Kunsthalle. Sa façon d’aborder une exposition a remis en cause bien des façons de faire celles-ci.

La Fondation Getty (USA) a acheté le Fonds Harald Szeemann, elle lui rend hommage à travers une exposition à Los Angeles : Harald Szeemann Museum of Obsessions.

A cette occasion, un volumineux ouvrage a été édité par la Fondation Getty.
Dans celui-ci, deux reproduction des planches parues dans l’ouvrage Les Machines Célibataires en 1976 (Editions du Chêne). sont publiées, Le Surmâle – La course des dix mille milles (Alfred Jarry) et Les Chants de Maldoror – Chant VI strophe 1 (Comte de Lautréamont). Elle figurent au tout début du chapitre Utopias.

De plus, on peut y lire un passionnant article de Doris Chon sur « Harald Szeemann’s museum of obsessions, between parody and consecration ». Il y est fait référence à de nombreuses reprises de l’ouvrage de Michel Carrouges réédité aux Editions du Chêne en 1976.

L’Invention de Morel en édition

actus, Jean-Louis

A l’occasion de l’exposition L’Invention de Morel ou la Machine à Images, La Maison de l’Amérique latine et Xavier Barral ont réédité l’ouvrage d’Adolfo Bioy Casarès.

L’ouvrage est augmenté des points de vues des participants à l’exposition et de reproduction des œuvres exposées dont L’invention de Morel, Le Château des Carpathes et Le Surmâle extraits de l’expostion et de l’ouvrage Les Machines célibataires.

Une introduction de Thierry Dufrêne, commissaire de l’exposition et de Mmes Anne Husson et Amandine Loayza-Desfontaines complète l’ouvrage ainsi que des extraits du tapuscrit de Bioy Casarès.

Exposition de sculptures à la galerie Alphonse Loubat à Sèvres

actus, Jean-Louis

Invitation à l’exposition

Je participe à une exposition collective
à la Galerie Alphonse Loubat à Sèvres.
7 Grande Rue, 92310 Sèvres

Les 15, 16 et 17 juin.

Travaux réalisés dans le cadre d’un atelier
animé par le sculpteur Bruno Ecault.

C’est une série de six têtes
réalisées d’après des croquis pris sur le vif
dans l’aéroport de San Francisco,
dans des bars ou des parcs.

L’Invention de Morel – La Machine à Images. Maison de l’Amérique latine, Paris

actus, Jean-Louis

Le Petit Verre vert – L’invention de Morel dans l’exposition de La Maison de l’Amérique latine.
Clin d’œil à La Marié mise à nu par ces célibataires, même dit aussi Le Grand Verre de Marcel Duchamp et à la Boîte verte.

Du 15 mars au 21 juillet se tient à la Maison de l’Amérique latine à Paris, l’exposition L’Invention de Morel – La Machine à images. Commissaire d’exposition M. Thierry Dufrêne.

A nouveau, les 8 planches des Machines Célibataires, publiées en 1976 dans l’ouvrage du même nom aux Editions du Chêne, sont exposées.

Cette exposition complète celle organisée en 2016 au Lieu unique à Nantes en attendant leur publication prochaine, dans l’ouvrage de Michel Carrouges – Les Machines Célibataires, en Allemagne et au Brésil dans des traductions qui font suite à celle parue au Japon en 2014.

Encre de Chine sur carte à gratter. 650×995 mm – 1975 © A. Jihel – JLC

 

Communiqué de presse.

À partir de mars prochain et pour une durée de quatre mois, la Maison de l’Amérique latine à Paris
présente une exposition inédite, intitulée L’Invention de Morel – La machine à images, conçue par et
sous le commissariat de Thierry Dufrêne à partir du roman L’Invention de Morel de l’écrivain argentin
Adolfo Bioy Casares (1914-1999), ami et compagnon de lettres de Jorge Luis Borges. En réunissant
des oeuvres de toute nature – photographies, installations, vidéo-projections, hologrammes, oeuvres
cinétiques ou encore bande-dessinée… – de quinze artistes venus de différentes parties du monde,
celle-ci met en lumière l’influence majeure qu’exerça ce roman d’anticipation sur plusieurs
générations de créateurs. Plus encore, cette exposition interroge la manière dont les artistes
contemporains se réapproprient, à la suite de Bioy Casares, le rêve d’une duplication de notre monde
qui en garantirait l’éternité.

…/…

Le commissaire, Thierry Dufrêne, justifie le fil conducteur du propos de l’exposition dans la prédiction
d’Adolfo Bioy Casares : « Nous voyons les images s’animer sous nos yeux et elles suscitent notre
adhésion, mieux : notre croyance. Les simulacres nous hantent et nous finissons par vouloir partager
leur vie fascinante. Mais ils ne sont que des êtres de rêve. Pourtant, les technologies de notre temps
relancent sans fin la quête d’une image qui serait vivante. » Il résume ainsi le sujet du roman que
Borges, dans la préface, estimait être l’un des plus ingénieux des lettres modernes et qui demeure
indéniablement d’une originalité hors pair et source d’inspiration intarissable : « Un fugitif se
retrouve sur une île peuplée de présences étranges qui le fascinent et qui vivent leur vie sans s’occuper
de lui. Il tombe fou amoureux de Faustine et veut lui parler, entrer en contact avec elle, mais elle
est étrangement absente alors qu’elle continue de vivre et d’échanger avec les autres mystérieux
habitants de l’île. Finalement le fugitif comprend qu’il est en présence d’images parfaites (parlant, se
mouvant, agissant), d’êtres qui sont venus sur l’île autrefois et qui réapparaissent sous forme de
doubles. »

Artistes : Michel Bret/Edmond Couchot, Luc Courchesne, Jean-Louis
Couturier (A.Jihel-JLC), Frédéric Curien/Jean-Marie Dallet (Sliders-
Lab), Nicolas Darrot, Leandro Erlich, Masaki Fujihata, Piotr Kowalski,
Julio Le Parc, Rafael Lozano-Hemmer, Jean-Pierre Mourey, Stéphanie
Solinas, Pierrick Sorin.

À cette occasion, un ouvrage est publié aux Éditions Xavier Barral.
288 pages, 20,5 x 13,5, environ 70 illustrations, 32€.
En parallèle, un cycle de films, dont L’Année dernière à Marienbad d’Alain Resnais,
scénario Alain Robbe-Grillet (1961) inspirés du roman sera projeté de mars à juin 2018.
Réalisé grâce au soutien de la Sofia action culturelle (Voir document annexe joint).

 

 

GOUFFRE

actus, Jean-Louis

Gouffre une revue de Bande Dessinée publie les 8 planches des Machines célibataires.

L’exposition se tient à la Galerie Agnès B à Paris., 44 rue Quincampoix, Paris 4e. Elle se termine le 18 février 2017.

Une occasion de voir Le Petit Verre vert exposé pour la première fois. Clin d’œil au Grand Verre de Marcel Duchamp et à la Boîte verte.

Ce Petit Verre vert est une gravure laser de la planche originale L’Invention de Morel d’après le roman d’Adolfo Bioy Casarès, écrivain argentin.

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Petit Verre vert. Gravure Laser 20x30x1cm. Exemplaire numéroté de 1 à 8 EA de I à IV

Les couleurs Leroux, Joigny (89)

actus, Gabriel

« L’entreprise Couleurs Leroux, fabrique artisanalement de la peinture à l’huile depuis 1910.
Les méthodes de fabrication de nos couleurs restent à ce jour inchangées. L’utilisation de pigments minéraux (naturels ou éprouvés), mélangés à l’huile de lin (première pression à froid), donne naissance à une peinture inaltérable dont la couleur, dans sa profondeur et sa luminosité est quasiment éternelle. »

Belle découverte lors de la visite de l’atelier de fabrication des couleurs Leroux à Joigny dans l’Yonne. Des pigments finement sélectionnés broyés à l’huile de lin et rien d’autre…

Voir la vidéo de l’atelier

La Croix – Florence Pagneux

actus, Jean-Louis

Un article particulièrement précis qui rend tout à fait compréhensible les enjeux de cette exposition au lieu unique à Nantes (18 février – 13 Mars 2016).

L’auteure ne manque pas de faire apparaître les divers points de vue qui alimentent cette exposition où un regard féminin, celui de Marie-Pierre Bonniol (commissaire de l’exposition) se pose sur « ces machines », concept masculin initié par Marcel Duchamp au début du siècle dernier.
Elle n’oublie pas de faire valoir l’apport de Michel Carouges et son ouvrage Les Machines célibataires réédité en 1976 que complète huit planches de Jean-Louis Couturier. Enfin, elle conclut son article par l’apport sonore de Pierre Bastien et son Orchestre de papier, ainsi que des objets plus intimes, un lit (celui de la commissaire) et la reconstitution du bureau de Raymond Roussel (auteur cher aux Surréalistes).

LA CROIX 3 mars 2016 Rubrique : Culture

 

Expo Le lieu unique Nantes

actus, Jean-Louis

LES MACHINES CELIBATAIRES

Encre de Chine sur carte à gratter. 650x995 mm – 1975 © A. Jihel - JLC

Encre de Chine sur carte à gratter. 650×995 mm – 1975 © A. Jihel – JLC

Huit planches de Machines célibataires publiées une première fois en 1976 dans un ouvrage du même nom, écrit par Michel Carrouges. Elles sont exposées jusqu’au 13 mars au lieu unique à Nantes dans le cadre d’une exposition Collection Morel – Les Machines célibataires.

A cette occasion Jean-Louis Couturier en donne le récit de leurs réalisations.

 

Le lieu unique – Nantes, 18 février–13 mars 2016

A l’occasion de l’exposition COLLECTION MOREL – LES MACHINES CELIBATAIRES au lieu unique à Nantes, une édition originale de huit exemplaires numérotés de 1 à 8, quatre épreuves d’artistes numérotées de I à IV a été réalisé. Cette gravure est la reproduction fidèle de la planche originale  « L’Invention de Morel » de A.Jihel-JLC d’après le récit Adolfo Bioy Casarès.

L'invention de Morel – Adolfo Bioy Casares.

Encre de Chine sur carte à gratter. 650×995 mm – 1975 © A. Jihel – JLC

 

JLC, auteur de la planche, a lui-même réalisé les documents informatiques permettant une parfaite reproduction de la planche originale à l’encre de chine sur carton.

 

 

 

 

 

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Ce sont des plaques gravées au laser dans l’épaisseur du verre et d’un format 20 x 30 x 1 cm. Elles sont accompagnées d’un support discret doté d’un éclairage Leeds de couleur verte.
Le choix de cette gravure au laser et d’un éclairage vert est un hommage de l’auteur au Grand Verre et à la Boîte verte de Marcel Duchamp. De ce clin d’œil est né “Le Petit Verre vert”

Il est possible aux personnes intéressées de nous contacter
par l’intermédiaire de ce site.

Palette de peintres

actus, Gabriel

Voir la palette d’un artiste renseigne sur sa façon de travailler, sur ses choix certes de couleurs pures mais aussi des mélanges.

Grace Matthias Schaller, on peut découvrir les palettes de Toulouse-Lautrec, de Degas, de Matisse, de Van Gogh, de Bacon, etc

Palette de Eugène Delacroix et de Georges Seurat

Palette de Eugène Delacroix et de Georges Seurat