Biographie – Biography – Biografia
Un citoyen du monde
Enfance et formation
George BERNARD est né à Paris en 1924 : son père Camille BERNARD, fonctionnaire des Postes, amoureux de la culture indienne ; et sa mère Germaine LENAT, cantatrice lyrique. Son enfance fut bercée par le piano de sa mère et les récits de légendes indiennes racontées par son père. Il passa son enfance à rêver au bord de la rivière, le Grand Morin (Seine-et-Marne) observant les reflets miroitants de la rivière qui ne cessa de l’inspirer tout au long de son œuvre.

Dessin de modèle à Singapour en 1966
George BERNARD est admis le 15 octobre 1943 à l’école des Arts Décoratifs de Paris sous le numéro 498, un autre document confirme sa présence de 1943 à 1946 ( Registre de l’école des Arts Décoratifs réf. : AJ/53/182 et 183).
Parmi les autres élèves de la même promotion, on remarque les noms de Gérard Desgranges né en 1919, François Compard né en 1923, fils d’Émile artiste peintre, Luc Simon né à Reims en 1924, fils de Jacques peintre verrier, Pascal Durand né en 1927 qui a exposé au musée de l’hôpital Sainte Anne à Paris, Bernard Cathelin (1919- 2004), peintre, lithographe et illustrateur français, Pierre Bisiaux né en 1924, peintre de nature morte et de paysages, François Leyritz, sculpteur, Hubert de Sainte-Marie (1923-1991), maître-verrier installé à Quintin (Côtes-d’Armor), Jean Typhagne (1925 – 2013) ancien directeur des beaux arts de Cherbourg, Robert Vezzoli, peintre au pistolet installé en Martinique à partir des années 90 ou encore Lucien Zaramella (1924-1994) et Jean Fradin (1925 – 2000). Il y suivit l’enseignement traditionnel, entre autres les cours de Maurice BRIANCHON (1899 – 1979), qui fait partie du groupe des peintres de « la Réalité Poétique » avec Roland Oudot (1897 – 1981), François Desnoyer (1894 – 1972) ou encore Marcel Gromaire (1892 – 1971).
Pendant la Guerre 40-45, j’étais aux Arts Déco. Nous n’avions pas d’argent. Le Désespoir marchait souvent à nos cotés ; la faim aussi. J’ai très vite compris que je cherchais autre chose que cette Vie-là qui ne me convenait pas.
Parallèlement il étudia la philosophie orientale qui l’entraîna à effectuer le grand saut de sa Vie.
Rêve de départ
En 1954, il s’embarqua en bateau pour l’Inde, laissant toutes ses connaissances artistiques occidentales derrière lui. La traversée dura plusieurs semaines et lui permit de rencontrer des personnalités internationales.
Arrivé à Bombay, il perçut ses premières grandes émotions avec ce pays aux facettes contrastées. Puis il décide d’aller s’installer à New Delhi, où des amis l’accueillirent et lui présentèrent des amateurs de peinture française. Il eut le privilège de rencontrer le Pandit NEHRU, qui lui accorda sa bienveillance afin de prolonger son séjour dans ce pays tant aimé.
Il fut le guide particulier d’André MALRAUX, lors de son passage à New Delhi.
Les expositions se succédèrent ; son éventail pictural s’élargit au fur et à mesure de ses connaissances et de ses recherches acquises au cours de ses multiples voyages dans le sub-continent indien.

Portrait de George BERNARD en 1968
Il effectua un séjour au Sri Lanka afin de rencontrer le grand artiste, George KEYT avec qui il partagea ses recherches picturales. Sa première exposition à Colombo sur le thème Du miracle de la Vie fut inaugurée par l’écrivain Arthur C. CLARKE.
Un ami chinois lui demanda de restaurer une peinture française du XIXe siècle à Singapour. En 1964, ces rencontres lui donnèrent les moyens de réaliser son second rêve : la découverte d’Angkor Wat au Cambodge. La surprise de ce lieu spirituel encore sauvage fut à l’origine de nombreuses œuvres : il rentra en Europe avec un carton à dessins pour les mettre en forme et créer de nombreuses peintures…
Retour en France
Il posa son chevalet en France dans le Vexin Français pour fonder sa famille puis retourna aux sources de l’enfance paternelle, en Bourgogne, enfin en Provence où il trouva une lumière qui lui rappelait l’Asie. Il continua ses voyages en Asie du Sud-Est et tout particulièrement en Chine, revenant à chaque fois avec de nombreux carnets de croquis, sources d’inspiration pour des œuvres de grand format.
Voici plusieurs années que George BERNARD a rejoint la planète des artistes, nous laissant plus de 250 toiles, témoignages de son long cheminement artistique.



